La cinquième saison de l’Etna

Coucher de lune sur l'Etna, le 10 mars 2014.

Coucher de lune sur l’Etna, le 10 mars 2014.

Mars 2014 – Comment vit-on sur les flancs d’un volcan actif et répertorié parmi les « Volcans de la Décennie » ? Malgré ses imposants 3330 mètres d’altitude et une centaine d’éruptions au XXe siècle, l’Etna est réputé n’être qu’un « gentil géant ». Il n’a pas la réputation sulfureuse et le caractère explosif de son cousin italien, le Vésuve, et si Naples pourrait être engloutie en cinq minutes par une coulée pyroclastique, Catane se trouve à plusieurs jours des coulées de lave les plus menaçantes.

Pourtant, au cours d’un reportage d’une semaine à peine, il n’a pas été difficile de constater à quel point la présence du volcan façonne aussi bien l’habitat que les activités humaines dans ses environs. Le refuge Sapienza, avec sa vue imprenable sur la baie de Catane, a au cours des dernières décennies régulièrement fait les frais d’éruptions volcaniques. A proximité de cette attraction touristique incontournable, les échoppes marchandes et les premiers cratères reçoivent chaque saison leur lot de skieurs, randonneurs, grimpeurs ou amateurs de paysages, arrivant à pied, à vélo, en voiture ou en bus.

Oui, mais il y a cette fameuse « cinquième saison », celle des éruptions, plus ou moins prévisibles et destructrices, et le réalisme a fini par triompher. Le développement touristique du volcan s’est accompagné de nombreuses concessions. Outre des aménagements pour évacuer les populations ou détourner les coulées de lave, de nombreux espaces ont été interdits de construction, d’autres ont été abandonnés, et la Préfecture de Catalane prend fréquemment de nouveaux arrêtés pour réglementer les déplacements sur le massif.

Cette législation abondante a permis de préserver les activités humaines, comme le tourisme de montagne ou l’agriculture sur le piémont, et permet de minimiser les risques. Elle s’accompagne d’un développement important des exercices de sauvetage en montagne, d’autant plus spécifiques que les éruptions volcaniques créent souvent des conditions climatiques locales particulières et à haut risque.

C’est un sujet coréalisé avec Laura Surroca que je vous propose de découvrir ici.

► Voir aussi :

Sur les terres de Vulcain (11/05/2014)

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