Archives de Tag: Histoire

Onde a terra se acaba e o mar começa…

Février 2013, plage des pêcheurs, Ericeira, Portugal.

Un jour de février 2013, à Ericeira, Portugal.

« Là où la terre finit et la mer commence… » (Luís Vaz de Camões)

Et oui ! encore le Portugal… Quand je n’y suis pas pour documenter les manifestations contre les politiques d’austérité, j’aime m’y perdre à regarder le temps s’écouler. Après des années à arpenter la Méditerranée, j’avais besoin de voir autre chose qu’une mer bornée par des terres toujours plus hostiles. Et l’océan, ça ouvre l’horizon…

Ericeira, à quelques kilomètres de la pointe occidentale de l’Europe continentale, surplombant la Praia dos Pescadores. C’est depuis cette plage de pêcheurs que Manuel II prit l’exil, fuyant la Révolution du 5 octobre 1910. Il était le dernier « Roi de Portugal et des Algarves, de chaque côté de la mer en Afrique, duc de Guinée et de la Conquête, de la Navigation et du Commerce d’Éthiopie, d’Arabie, de Perse et d’Inde, par la grâce de Dieu ».

Comme quoi, la grâce de Dieu n’est pas très efficace contre la colère des peuples…

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Grândola, vila morena

Mur de Grândola en hommage à la chanson de Zeca Afonso, pour les 25 ans de la Révolution des œillets

Mur de Grândola en hommage à la chanson de Zeca Afonso, pour les vingt-cinq ans de la Révolution des Œillets.

O povo é quem mais ordena… Seul le peuple ordonne… Des mots extraits de la célèbre chanson de Zeca Afonso, Grândola, vila morena, qui est au Portugal ce que L’Estaca est à la Catalogne : un chant de résistance et de fraternité, celui des habitants de la petite ville de Grândola. Mais surtout, c’est le signal de départ de la Révolution des Œillets, lors de sa diffusion à la Radio Renascença, le 25 avril 1974 à minuit quinze.

Extraits :

Grândola, vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti, ó cidade.
(…) Lire la suite

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Les risques du métier

Clashs au Caire, le 25 janvier 2013, lors du deuxième anniversaire de la Révolution.

Clashs au Caire, le 25 janvier 2013, lors du deuxième anniversaire de la Révolution.

Les risques du métier ? C’est le titre d’un papier signé par Henri de Turenne, en 1950, lu dans Grands reportersPrix Albert Londres. Extrait :

« Sales, pouilleux, vêtus d’un manteau de poussière, une cinquantaine d’individus  hirsutes et barbus hantent les routes de Corée, l’appareil photo en bandoulière et le calepin à la main. Habillés de la salopette verte de l’armée américaine, ils attendent pendant des heures, assis sur le bord du chemin et entourés de la marmaille nue du village voisin, qu’un camion ou une jeep veuille bien les emporter vers un front qui n’existe pas. Les chauffeurs les ont prévenus : « Ici on sait qu’on arrive sur le front quand on vous tire dessus. » »

Voilà qui rappelle furieusement les articles de confrères pigistes ayant couvert le Printemps arabe en Libye ou en Syrie. Avec une différence notable : selon Henri de Turenne, les 271 journalistes en route pour couvrir la guerre de Corée étaient correspondants, donc salariés par leurs rédactions respectives… pour faire leur boulot ! Lire la suite

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