Archives de Tag: Société

Nazis go home !

Praça do Comércio, Lisbonne, juin 2013.

Place du Commerce, Lisbonne, juin 2013.

Lisbonne, 10 juin 2013. Une belle journée de printemps, au cours de laquelle je couvrais le premier FotoMaratona : trois cents participants parcouraient la ville au pas de course pour photographier une cinquantaine d’objectifs.

Place du Commerce, je trouvais un candidat essayant de remplir l’objectif suivant : « Photographier trois pigeons, ni un de plus, ni un de moins ! » J’enclenchais sans grande conviction… Ce n’est qu’en dérushant mes images que j’ai aperçu l’inscription en fond : « NAZIS go home ! »

C’est aussi cela le Portugal : des graffitis en abondance, très politiques, et une Allemagne régulièrement pointée du doigt, témoignage d’une crise qui n’en finit plus. Depuis quelques mois, j’ai constaté une explosion de ce genre d’inscription sur les murs, le symbole de l’euro étant fréquemment affublé d’une croix gammée, dans l’un des rares pays d’Europe à n’avoir jamais connu de domination allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

C’était une belle journée de printemps, mais ce soir-là je n’ai pu m’empêcher de penser que l’Europe avait échoué et qu’on allait droit vers un automne des peuples…

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Mariage sous protection rapprochée

L'arrivée des mariés sur le parvis de la mairie de Montpellier, 29 mai 2013.

L’arrivée des mariés sur le parvis de la mairie de Montpellier, 29 mai 2013.

Je n’avais aucune envie d’aller couvrir ce mariage : pas fan de l’exercice, et pas motivé pour jouer des coudes au sein de la meute. Je n’ai donc pas demandé d’accréditation, préférant me concentrer sur des projets à long terme.

Et finalement, sur un coup de tête, j’ai pris mon boitier et je suis parti vers la mairie dix minutes avant le début du mariage. Sans véritable intention d’approcher le périmètre sacré, mais plutôt pour renifler l’atmosphère. Après tout, chaque fois que je ne suis pas quelque part, il se passe un truc… Alors autant aller y faire un tour !

Je suis tombé sur les mariés dès leur arrivée sur le parvis de la mairie. Cette photo n’est pas une plaque, mais qu’importe ! Elle raconte un peu l’ambiance d’un moment hystérique autant qu’historique, avec un dispositif policier digne d’un déplacement présidentiel et des chaines de télévision venues de tous les continents. Aujourd’hui, le parvis Georges Frêche avait l’allure d’une petite Croisette, avec ses hordes de photographes et de badauds, affairés à ne rien rater du quart d’heure de gloire d’un couple quasi inconnu.

Seules quelques minutes ont été nécessaires pour que je réalise à quel point j’avais bien fait de ne pas demander d’accréditation. Cette petite sortie a fait renaître l’envie de prendre le large pour tenter de raconter d’autres histoires, loin des caméras et de la folie médiatique. Affaire à suivre…

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